La symbolique, pas plus que les croyances populaires, ne font de différence entre le lièvre et le lapin. Pour certaines civilisations anciennes, le lièvre était un « animal de la lune » car les taches sombres que l’on peut voir sur le disque lunaire ressemblent à un lièvre en pleine course.

Encyclopédie des symboles

(sous la direction de Michel Cazenave, La Pochothèque,1996)


auteur-éditeur : www.remy-leboissetier.fr

samedi 6 octobre 2012

Pinocchio et les quatre lapins noirs

illustration de Roland Topor
À ce moment-là, la porte de la chambre s’ouvrit toute grande, et entrèrent quatre Lapins, noirs comme l’encre, portant sur leurs épaules un petit cercueil.
— Que me voulez-vous ? cria Pinocchio en se redressant sur son lit, épouvanté.
— Nous venons te chercher, répondit le plus gros des Lapins.
— Me chercher ?... Mais je ne suis pas encore mort !...
— Pas encore, mais il ne te reste plus que quelques minutes à vivre puisque tu as refusé de prendre le médicament qui t’aurait guéri de la fièvre !...
— ô ma Fée, ma bonne Fée, se mit alors à crier Pinocchio, donnez-moi tout de suite ce verre !... Dépêchez-vous, par pitié, je ne veux pas mourir, non… je ne veux pas mourir...
Et il prit le verre à deux mains et le vida d’un trait.
— Dommage ! dirent les Lapins. Cette fois, nous aurons fait le voyage pour rien.
Et, remettant le cercueil sur leurs épaules, ils sortirent de la chambre en grommelant entre leurs dents.

Carlo Collodi, Les aventures de Pinocchio
extrait du chapitre XVII (traduction Yves Stalloni, L’école des loisirs, 2011)
Carlo Chiostri - 1902




Carlo Collodi, de son vrai nom Carlo Lorenzini (1826-1890), fonctionnaire préfectoral, auteur des Aventures de Pinocchio, prit pour pseudonyme le nom du village natal de sa mère, Collodi, en Toscane (près de Lucques (15 km), entre Pise (32 km) et Florence (60 km). Le village présente trois centres d’intérêt : son vieux bourg, la Villa Garzoni, immense bâtisse du 17e siècle avec ses jardins baroques et le Parc de Pinocchio, fondé en 1956 puis enrichi d’œuvres collectives jusqu’en 1987

sculpture de Pietro Consagra

1 commentaire:

  1. Comme disait A. Allais: "La ârticumle ça pose son homme, comme DE Garenne pose son lapin"

    RépondreSupprimer

Si vous souhaitez adresser quelques carottes au LL ou au contraire, lui donner un coup de bâton sur le râble, ce formulaire vous est dans les deux cas destiné :