La symbolique, pas plus que les croyances populaires, ne font de différence entre le lièvre et le lapin. Pour certaines civilisations anciennes, le lièvre était un « animal de la lune » car les taches sombres que l’on peut voir sur le disque lunaire ressemblent à un lièvre en pleine course.

Encyclopédie des symboles

(sous la direction de Michel Cazenave, La Pochothèque,1996)


auteur-éditeur : www.remy-leboissetier.fr

dimanche 19 juin 2011

Foreign Legion, Tin Hat [Bag Productions, 2010]

Créé en 1997 autour de Carla Kihlsdedt, Rob Burger, Mark Orton, Tin Hat trio a souvent étendu sa formation en y associant d’autres musiciens. Mike Patton, Tom Waits, Trevor Dunn et Willie Nelson ont ainsi participé à leurs enregistrements.

Rob Burger (accordéon, piano) ayant quitté le trio fin 2004, Tin Hat est devenu un quartet à géométrie variable avec le clarinettiste Ben Goldberg et la harpiste Zeena Parkins, qui apparaissaient déjà sur certains de leurs disques (5 aujourd'hui, dont ce Foreign Legion, qui est en fait une sélection de titres enregistrés en public). Ils ont pris aussi sous leur chapeau (un mini chapeau) Ara Anderson, multi-instrumentiste (trompette, glockenspiel, piano, percussions), qui a ces dernières années accompagné Tom Waits.

Zeena Parkins/Mark Orton/Ara Anderson/Ben Goldberg/Carla Kihlsdedt




Tin Hat construit et déconstruit, tricote et détricote une musique « subtile, introspective et généreuse », selon leurs propres termes. Une musique de chambre qui sort de l’ordinaire pour faire de la culture plein champ, entièrement acoustique, nourrie de diverses traditions folk américaines et est-européennes, en combinant la composition et l’improvisation avec une même exigence de qualité. Tin Hat a surtout, hors de cette fusion précieuse de styles et de genres, adopté un parti pris d’élégance (tant par les textures sonores que les arrangements) qui doit beaucoup à la voix et au violon de Carla Kihlsdedt, ainsi qu'au jeu rythmique particulier du guitariste, dobroïste Mark Orton. Deux exemples confirment cette ouverture : Sad machinery of spring produit en 2007, s’inspire de Bruno Schulz (écrivain et dessinateur important, né en Pologne en1892, assassiné par la Gestapo en1942), tandis qu’ils travaillent à présent autour de l’œuvre du poète et peintre américain Edward Estlin Cummings (1894-1962). Entre Amériques (pluriel justifié par certains rythmes latins) et Europe, leurs compositions qui mettent en balance de nombreuses influences se fraient une voie personnelle, pleine de finesse et d'intelligence. Cette attention particulière se retrouve bien sûr dans leur musique, tantôt joyeuse, tantôt mélancolique, sobre et fertile, curieuse et captivante.

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