La symbolique, pas plus que les croyances populaires, ne font de différence entre le lièvre et le lapin. Pour certaines civilisations anciennes, le lièvre était un « animal de la lune » car les taches sombres que l’on peut voir sur le disque lunaire ressemblent à un lièvre en pleine course.

Encyclopédie des symboles

(sous la direction de Michel Cazenave, La Pochothèque,1996)


auteur-éditeur : www.remy-leboissetier.fr

mercredi 5 mai 2010

La lune : voyages et spéculations III [1705 > 1783]



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Daniel Defoe (1660-1731)
The Consolidator, 1705
L’auteur bien connu de "Robinson Crusoé" décrit un voyage entre la Chine et la Lune à bord d’un appareil nommé "The Consolidator". Il s’agit d’une satire politique visant le pouvoir oligarchique du parti whig.




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Murtagh McDermot, pseudonyme
A trip to the moon, 1728
Le héros s’embarque à Dublin sur le vaisseau "The Runner" qui va aux îles Canaries. Après avoir accosté à Santa Cruz, le voyageur décide de monter au pic de Tenerife (ancien volcan de 3710m). Au terme de son ascension, le héros est surpris par une tempête tourbillonnante — un vortex — qui l’emportera jusqu’à la Lune.


< 17
Claude Crébillon fils (1719-1792)
Mille et une fadaises, contes à dormir debout, 1742
Au chapitre VII, se présente Brillandor, chevalier provenant de la Lune. Le personnage explique avoir subi la loi de l’attraction terrestre, après s’être occupé de "remplir" sa tête, alors que ses concitoyens lunaires gardent leur cerveau vide et sont si légers qu’ils ne touchent pas le sol. Brillandor est arrivé sur notre planète en "glissant le long d’un arc-en-ciel".




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Charles-François Tiphaigne de la Roche (1722-1774)
Amilec ou les graines d’hommes, 1754 [suivi de Zamar, député à la lune ; et de Suite de Zamar]
Sur ordre d’Amilec, le Génie qui préside à la multiplication de l’espèce humaine, le député Zamar est parti peupler la Lune avec des graines d’hommes. Cinq cents ans plus tard, Zamar écrit à son maître et l’informe qu’il a trouvé sur la Lune une population encore plus importante que sur Terre : ces hommes, qui "tirent leur origine des graines d’Étourdi" (auxquelles votre lièvre précieux accorde une attention particulière) et qui ont colonisé l’astre à leur insu, considèrent qu’on ne "peut être heureux sans être fou, et ils regardent l’étourderie comme la plus utile qualité".

< 19
M. de Listonai, pseudonyme de Daniel-Jost de Villeneuve (17..-17..)
Le voyageur philosophe dans un pays inconnu aux habitants de la Terre, 1761
En voyage aux chutes du Niagara, le narrateur découvre un "vaisseau de structure singulière" (dont l’ancre est un cerf-volant aussi long que la queue d’une comète) et ses membres d’équipage, en majeure partie de sexe féminin. Le voyageur embarque avec eux et atteint la lune. Sur Selenopolis, il découvre tristement que tout est comme sur la Terre. Dans une région de l’Amérique lunaire, il rencontre un vieil homme qui est en quelque sorte son double et le récit se développe ensuite à la façon du conte philosophique, popularisé par Voltaire.



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Marie-Anne de Roumier (1705-1771)
Voyages de Milord Céton dans les sept planètes ou le nouveau Mentor, 1765
Il s’agit d’un conte moral. Un génie nommé Zachiel transforme notre héros en mouche et ils vont ainsi circuler librement de la Terre à la Lune puis dans les autres planètes.
« Milord Ceton, élevé par les soins d’un génie du premier ordre, commence ses voyages dans la lune […] C’est de ce monde qu’il nous dépeint ce caractère de frivolité, cet amour de la nouveauté et l’inconséquence de la conduite des habitants de cette planète, qui, comme l’on sait, est sujette à mille variations. » (extrait de la préface de l’éditeur)
 
21
William Thomson
The man in the moon, or, travels into the Lunar regions, 1783
Aucun accès documentaire.

à suivre...

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