Votre lièvre précieux avait depuis longtemps la volonté de témoigner de sa haute estime et d'exprimer son infinie tendresse pour l’écrivain Henri Calet, état de franche empathie qui le pousse à prêter les ouvrages de ce monsieur aussi souvent que possible. De fait, pour le besoin de ce billet, j’allai m’enquérir de son premier ouvrage « La belle lurette » et constatai avec désappointement l’absence de l’objet de ma bibliothèque en bois lunaire sculpté, située à l’angle de la 37e et 38e galerie de mon terrier.. Comme tant d’autres livres qui attendent dans l’antichambre des acquisitions futures, espérant un très hypothétique héritage d’oncle américain (ou de tante chinoise), le rachat de ce livre devra lui aussi attendre, conformément à son titre, un bout de temps. Ce livre par lequel le petit monde de Calet me fut un jour découvert et dont je suis momentanément dessaisi fut publié en 1936 chez Gallimard, grâce aux bons soins de Jean Paulhan, qui possédait une solide connaissance et forte intuition de la « chose » littéraire. Et les lecteurs (femmes & hommes, comme ont dit des humains en général) de l’œuvre de Calet se montrent toujours étonnés (et irrités) du malheureux manque de représentation de l’auteur au sein même des bibliothèques et de la méconnaissance d’icelui (quand ce n’est pas ignorance complète) auprès des professionnels du livre.

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