La symbolique, pas plus que les croyances populaires, ne font de différence entre le lièvre et le lapin. Pour certaines civilisations anciennes, le lièvre était un « animal de la lune » car les taches sombres que l’on peut voir sur le disque lunaire ressemblent à un lièvre en pleine course.

Encyclopédie des symboles

(sous la direction de Michel Cazenave, La Pochothèque,1996)


auteur-éditeur : www.remy-leboissetier.fr

lundi 9 janvier 2012

Le pourquoi du n’importe quoi, Rémy Leboissetier [ Maximes et Mixtures, vol. 9 ]

Initiée en 1998, MAXIMES ET MIXTURES se présente comme une collection littéraire "destinée à recueillir les plus larges impressions de l’expression brève" et se décline, selon les thèmes retenus, par des apports divers, une combinaison d’observations et de considérations, avec le support de citations référentielles. Au sujet de ce genre et de sa forme stylistique, l’auteur note : 

Par ce qu’elles donnent à voir et à entendre, les petites formes littéraires demeurent essentielles : c’est une humeur, un état d’esprit, un art de la touche qui conjugue rigueur et souplesse, gravité et légèreté.

MAXIMES ET MIXTURES est aussi un espace d’échange entre le texte et l’image, puisque chaque titre de la collection s’accompagne d’œuvres d’artiste : LE POURQUOI DU N’IMPORTE QUOI comporte 6 collages numériques originaux d’Estelle Brun.

Ce nouvel ensemble de maximes et « mixtures » — n’oublions pas la cuisine des mots, chère à l’auteur [1] — s’articule autour d’un thème qui force l’interrogation. Sur le sujet, pour ajouter à notre perplexité, Rémy Leboissetier affirme avoir fait œuvre typiquement "nawakienne" (de nawak, forme argotique dérivée de n’importe quoi). Plus précisément, le livre tente de saisir les différentes facettes d’un "n’importe quoi" exprimé de façon courante, au regard d’une société qui apparaît passablement déboussolée. Entre "formes du pensable et figures de l’impensé", l’auteur a mené une mission d’exploration et dresse à partir de là une sorte d’état des lieux, faisant lui-même part de son trouble, entre ce qui constituerait deux extrêmes : "point radar du néant" et "délire euphorisant".

[1] Cuisine à laquelle est réservée une deuxième collection, MŒTUS, qui s’intéresse à « l’enfance du signe et la genèse des mots » et déploie une gamme de fantaisies littéraires.

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